Rallye sur roues pour l’éducation publique !

Le vendredi 30 avril, joignez-vous à nous lors du « rallye roulant  » dans votre ville ou participez en ligne pour vous manifester contre la décimation de l’Université Laurentienne, le sous-financement chronique de l’éducation postsecondaire et l’ingérence politique du premier ministre Ford et de son gouvernement, qui n’ont pas réussi à fournir un financement d’urgence à la Laurentienne ou à arrêter le processus de la LACC – une fois de plus, le profit passe avant les gens dans cette province.  Aidez-nous à envoyer un message fort aux gouvernements de tout le Canada et aux administrateurs d’universités de partout, à savoir que les communautés universitaires n’accepteront pas ce qui se passe à la Laurentienne et qu’elles s’unissent au sein des campus et entre eux pour lutter contre les attaques continues contre nos universités et nos communautés.

Aperçu :

QUOI – Rallye roulant ! (une manifestation sécurisée, depuis votre voiture, votre vélo ou votre scooter, à l’ère de COVID)
QUAND – Le vendredi 30 avril, de 11h à 12h (avec une programmation en ligne dès 10h).
OÙ – Plusieurs villes (Toronto, Ottawa, Kitchener-Waterloo, et Sudbury, pour l’instant) diffusées en direct sur le site de Scholar Strike Canada.
QUI – Toutes les personnes désirant montrer leur désarroi au sujet de la récente décision d’éliminer la moitié des programmes d’études de l’Université Laurentienne et de licencier un tiers de son corps professoral et 41 de ses employés.
POURQUOI – Le 30 avril à midi, un grand nombre de ceux qui ont été licenciés perdront officiellement leur emploi.
COMMENT – Inscrivez-vous ici pour participer au rassemblement qui aura lieu dans  votre ville ou pour prêter main forte à l’organisation de cette activité.  Des détails sur chaque rassemblement et sur la façon dont vous pouvez participer en ligne sont à venir.

Antécédents :

Le 1er février, l’Université Laurentienne a déclaré son insolvabilité après des décennies de sous-financement et des années de mauvaise gestion financière de la part du conseil d’administration de l’Université.  Le conseil d’administration avait dissimulé la nature et l’étendue de la situation financière de l’Université au corps professoral et aux mécanismes de reddition de comptes établis par l’université.  Cependant, le ministre des Collèges et Universités, Ross Romano, était au courant des mois plus tôt et n’a pas agi.
Au lieu de suivre les procédures d’urgence financière décrites dans ses conventions collectives, l’Université a CHOISI d’invoquer la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), qui a mis en place un processus d’insolvabilité secret supervisé par les tribunaux, conçu pour les sociétés privées et jamais appliqué auparavant à une université publique.  Dans le cadre de ce processus d’insolvabilité, l’université a supprimé la moitié de ses programmes (58 des 107 programmes de premier cycle et 11 des 33 programmes de deuxième cycle), s’est séparée de ses institutions affiliées et a licencié un tiers de son corps professoral et 41 membres du personnel (110 des 361 membres du corps professoral).  Les professeurs se sont vus refuser les indemnités de départ prévues dans leurs conventions collectives et leurs pensions ont été gelées.  De nombreux étudiants ont vu leur programme disparaître à mi-parcours et ont perdu leurs superviseurs et leurs comités de thèse.

Dans le cadre du processus de la LACC, ces programmes ont été supprimés en fonction du nombre d’inscriptions et des revenus générés, et non en fonction de leur qualité ou de leur importance.  Un nombre disproportionné de programmes de sciences humaines, de programmes de langue française et de programmes dans des domaines traditionnellement dirigés par des femmes ont été supprimés, et le programme d’études autochtones de longue date de l’Université de Sudbury, affiliée à la Laurentienne, a été éliminé lors de la défédéralisation de la Laurentienne.  Ces programmes étaient essentiels au mandat triculturel novateur de la Laurentienne, qui consistait à offrir  » une expérience universitaire exceptionnelle, en anglais et en français, avec une approche globale de l’éducation autochtone « , ainsi qu’à son engagement à bâtir la culture franco-ontarienne et à ses obligations en vertu des appels à l’action de la Commission de vérité et la réconciliation du Canada (CVR).  Quelle université se disant bilingue et ayant le bilinguisme pour mandat coupe un programme d’études françaises qui offre des cours obligatoires à plusieurs programmes qui ont été épargnés ?  L’élimination de programmes tels que les études du travail, les sciences de l’environnement, le seul programme de sages-femmes en français à l’extérieur du Québec, et le programme d’études autochtones portera encore plus atteinte aux liens profonds de la Laurentienne avec les communautés locales, autochtones, et ouvrières localisées dans le Nord.  Les programmes de physique, de mathématiques, de philosophie, et de sciences humaines de la Laurentienne n’ont pas non plus été épargnés.  Vous trouverez plus de détails sur les coupes et leur signification iciici et ici.